La vie est une fiction

La vie est une fiction

Pour des combats plus réalistes

Pourquoi tes affrontements physiques ne sont pas crédibles : autodéfense, limites psychologiques, et ce que ça prend vraiment pour gagner un combat!

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Jeanne
mars 30, 2026
∙ abonné payant

Exceptionnellement, j’envoie le début de ce guide à tout le monde (contexte : je crée toutes les 4 semaines un guide ou produit numérique réservé aux abonné·es payant·es, que je n’envoie en général qu’à elleux — tu peux tous les retrouver dans les archives). En effet, en complément de mes propres contenus, il y en a deux, toujours dans le thème des affrontements physiques, sur lesquels j’aimerais attirer ton attention :

  • La masterclass La plume et l’épée proposée par Catherine Loiseau, qui couvre le sujet de l’écriture des scènes de combat, avec une attention plus particulière aux combats d’escrime, que l’autrice pratique elle-même;

  • Le récent épisode du podcast Le Collimateur « Guerre et PNJ : Le fait militaire au prisme du jeu vidéo », avec Romain Mielcarek, qui aborde avec nuances de nombreuses questions qui font écho à celles qu’on peut se poser en littérature (et que j’ai d’ailleurs, pour certaines, moi-même traitées dans le dernier dossier, Écrire la violence).

Quant au guide d’aujourd’hui, il se propose de rassembler quelques éléments de réalisme général concernant le combat, et donc les scènes de combat qui sont présentes dans tant de romans d’imaginaire.

Il m’est évidemment impossible d’aborder toutes les situations, car elles sont trop variées, et je ne suis moi-même pas assez experte. De nouveau, je vais t’encourager à faire des recherches spécifiques au sujet des styles, mouvements ou environnements que tu cherches à décrire.

Néanmoins, si tu te demandes d’où je parle, j’ai travaillé pendant quelques années dans un dojo d’arts martiaux où s’enseignaient de nombreuses disciplines. Dans ce cadre, j’ai longtemps suivi un cours d’autodéfense, révisé et rédigé du contenu SEO sur le sujet, avant de bifurquer vers la pratique du jiu-jitsu brésilien en 2011. Mon mari et ses amis sont aussi de ce milieu-là (l’un d’eux, mon premier prof de jiu-jitsu, est cascadeur professionnel et a joué dans de nombreux films hollywoodiens).

Heureusement, pas besoin d’être spécialiste en tout si ton but est simplement d’écrire un bon roman… Ce qui ne signifie pas que tu peux écrire n’importe quoi, y compris en SFFF.

En effet, même si tu assumes de modifier les lois de la physique pour un combat, cette modification ne devrait-elle pas aussi valoir le reste du temps? Or, les réactions en cascade que cela peut entraîner risquent d’être plus compliquées à gérer que d’avoir simplement respecté un principe réaliste dans ta scène d’action.

Un autre ennui, quand on court-circuite la réalité, c’est qu’on se prive d’énormément d’enjeux. Si ton protagoniste possède une capacité magique qui le rend « OP » (overpowered), la tension et le suspense du récit vont chuter drastiquement, car on ne s’inquiètera jamais trop pour ellui. (À moins que ce soit fait exprès et utilisé comme concept de base, voire ressort comique, à l’instar du manga/animé One-Punch Man.)

Enfin, doter tes scènes d’un certain réalisme sert tout simplement à leur donner de la texture, de la profondeur. Autant le cinéma et les jeux vidéo, qui sont visuels, peuvent se focaliser uniquement sur ce qui rend bien à l’image, autant la littérature n’a ni cet avantage ni cette excuse… Ce qui « rend bien » en littérature n’est pas un coup de pied circulaire bien exécuté, mais la cohérence psychologique, la crédibilité émotionnelle d’une scène.

Je prévois un ultime guide (dans 4 semaines) sur les techniques d’écriture d’une scène d’action (pas seulement de combat, donc). En attendant, on va juste se focaliser sur les incohérences que je lis le plus souvent dans les combats littéraires :

Quelques principes d’autodéfense

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